Assurance vie : comment économiser 846 euros d’impôts immédiatement

En effectuant un retrait d’un contrat d’assurance vie suivi d’un reversement, vous faites le plein des abattements de 4600 euros (célibataires) ou 9200 euros (couples) maintenus par la réforme Macron et vous échappez à la hausse de la CSG de 1,7 point. Marche à suivre.

Rappelons d’abord la règle fiscale

Lors d’un retrait sur un contrat d’assurance vie, seule la part de gains est fiscalisée, le capital lui n’est pas taxé. Après huit ans, un abattement annuel sur les intérêts, tous contrats confondus, est retenu avant l’application du prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%. Il est de 4.600 euros pour une personne seule et de 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé.

Cet abattement, un moment menacé par la réforme Macron en assurance vie, devrait bel et bien être maintenu. Il constitue la pierre angulaire du montage. Grace à lui, réalisez jusqu’à 690 euros (9.200 euros x 7,5%) d’économie d’impôt chaque année.

Effectuez un retrait puis un versement

Plusieurs conditions doivent être remplies :

– contrat en plus-value

– contrat de plus de 8 ans

– contrat souscrit après le 13 octobre 1998

– titulaire âgé de moins de 70 ans

– procéder à un reversement, de préférence, sur un autre contrat d’assurance vie, sans           frais d’entrée

Déterminez la part de gains dans votre contrat

La part de gains qui est contenue dans votre retrait reprend exactement la part de gains contenue dans votre contrat. Par exemple, un retrait de 10.000 euros réalisé à partir d’un contrat composé de 40% d’intérêts et de 60% de capital comportera alors 4.000 euros d’intérêts et 6.000 euros de capital.

Déterminez le montant qu’il est possible de retirer en franchise d’impôts

Ensuite, déterminez le montant du retrait que vous pouvez effectuer en franchise d’impôts. En reprenant notre précédent exemple, un contrat avec 40% d’intérêts permettra à un couple soumis à une imposition commune de réaliser un retrait exonéré de 23 000 euros. Pour trouver ce chiffre, divisez l’abattement dont vous êtes bénéficiaire (4.600 euros ou 9.200 euros) par la part en plus-value du contrat au moment du retrait. Dans notre exemple 9.200 / 40% correspond bien à 23 000 euros.

Privilégiez si possible un retrait provenant d’unités de compte

Les prélèvements sociaux sont retenus annuellement sur les gains des fonds en euros des contrats monosupports et depuis 2011 sur ceux des fonds en euros des contrats multisupports. En revanche, les prélèvements sociaux sur les gains des unités de compte sont retenus au moment du rachat.

En effectuant le rachat sur un contrat multisupport qui n’a pas encore été soumis aux prélèvements sociaux avant le 1er janvier 2018, date de l’augmentation de 1,7 point des prélèvements sociaux, vous réaliserez dans notre exemple une économie supplémentaire de 156 euros (9.200 euros x 1,7 %).

Via cet aller-retour, vous pouvez économiser jusqu’à 846 euros (690 euros + 156 euros) d’impôts avant la fin de l’année. Profitez-en !

Source : lerevenu.com