Assurance vie : simulation de l’impact de la flat tax

L’assurance vie est un placement très apprécié des épargnants Français. Le cadre financier et fiscal privilégié du placement explique en grande partie ce succès.

Le projet de loi de finances pour 2018 prévoit la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique de 30% (ou flat tax) qui entre en vigueur dès ce 27 septembre.

Pour les assurés disposant de plus de 150.000 € d’encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule et 300.000 € pour un couple, s’applique le PFU de 30% sur les intérêts générés par de nouveaux versements.

Le choix d’une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu sera lui toujours proposé.

L’abattement annuel sur les intérêts (4.600 euros pour une personne seule et 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé) sera lui maintenu.

La question d’une application de la flat tax entre 0 et 8 ans de détention reste à ce jour posée. Il est en effet tout à fait possible qu’une dégressivité du niveau d’imposition soit maintenue.

Dans ce cas, nous ne parlons pas d’une flat tax mais d’un simple relèvement du niveau du prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% à 12,8% après huit ans de détention.

Résultat de la simulation

Avant 4 ans : la réforme est favorable

Actuellement, l’assurance vie bénéficie sur option d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 35%, en ajoutant les prélèvements sociaux de 15,5%, le coût du retrait est de 12.625 euros.

Avec une flat tax de 30%, le coût du retrait serait alors de 7.500 euros, soit un gain de 5.125 euros.

Entre 4 et 8 ans : équivalent

Actuellement, l’assurance vie bénéficie sur option d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 15%, en ajoutant les prélèvements sociaux de 15,5%, le coût du retrait est de 7.625 euros.

Avec une flat tax de 30%, le coût du retrait serait alors de 7.500 euros, soit un gain de 125 euros.

Après huit ans : défavorable

Actuellement, l’assurance vie bénéficie sur option d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%, en ajoutant les prélèvements sociaux de 15,5%, le coût du retrait est de 5.060 euros, net de l’abattement de 9.200 euros.

Avec une flat tax de 30%, et un maintien de l’abattement de 9 200 euros, le coût du retrait serait alors de 6.166 euros, soit un surcoût de 1.106 euros.

Source : lerevenu.com