Le CAC 40 renforcé par le ralentissement de l’inflation

Après avoir accusé hier sa plus forte baisse depuis un an, la Bourse de Paris reprend des couleurs à la faveur du ralentissement de l’inflation dans la zone euro. Elle s’établit à 1,3% sur un an en juin, selon les données préliminaires publiées par Eurostat, tout en dépassant le consensus Bloomberg de 1,2%. Hors alimentation et énergie elle accélère cependant à 1,1% sur un an après 0,9% en mai et 1% attendu. Le taux central reste toutefois inférieur à l’objectif de 2% fixé par la BCE. L’attention des investisseurs se porte donc désormais vers l’estimation de l’inflation aux Etats-Unis, cet après-midi. Les secteurs ayant le plus souffert ces derniers temps, comme la technologie et l’automobile, reprennent des couleurs, tandis que les banques marquent le pas, pour l’instant.

A 11h20, le Cac 40 gagne 0,44% à 5.177,15 points dans un volume d’affaires de 900 millions d’euros. Pour l’heure l’indice phare est perdant de 2% en juin, son premier recul mensuel depuis janvier. Il est en revanche gagnant de 6,5% sur le semestre. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien est stable et le Dax de la Bourse de Francfort prend 0,23%.

Les banques centrales sous pression

La hausse surprise de l’inflation en Allemagne en juin place la BCE dans une situation délicate, et le ralentissement dans l’ensemble de la zone euro est moins marqué qu’attendu. La BCE devrait donc se montrer prudente dans la normalisation de sa politique monétaire. Mario Draguia avait laissé entendre mercredi que la Banque centrale européenne pourrait se montrer moins accommodante dès l’année prochaine, tandis que Mark Carney, son homologue de la Banque d’Angleterre, s’est dit prêt à relever les taux si l’activité des entreprises britanniques s’améliore. Aux Etats-Unis, l’accent sera mis sur les revenus et dépenses des ménages de mai, et notamment sur l’indice Core PCE des dépenses de consommation personnelles, mesure de l’inflation favorite de la Fed.

Sur le marché des changes, l’euro marque le pas à 1,1396 dollar après avoir touché un pic de 13 mois à 1,1445 hier, tandis que l’indice dollar évolue sur ses plus bas niveaux depuis octobre à 95,60, la multiplication de discours de la part de plusieurs banques centrales, y compris celle du Canada, réduisant l’attrait relatif du billet vert.

Source : lesechos.fr