PEA, assurance-vie, Bourse, livrets : tout savoir sur la hausse de la CSG de 1,7 point

Le gouvernement prévoit une augmentation de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) le 1er janvier 2018. Les perdants de la réforme Macron : les bailleurs et les retraités aisés. Les gagnants : les salariés du secteur privé.

La CSG devrait augmenter de 1,7 point le 1er janvier 2018. En contrepartie, les cotisations maladie et chômage applicables aux salariés du secteur privé seraient supprimées, par étape.

Ce changement de taux aura des répercussions sur l’ensemble des revenus assujettis à la CSG. Les prélèvements sociaux atteindraient ainsi 9,7% sur les salaires et 8,8% sur les pensions de retraite, hormis les retraites modestes.

Les gagnants de la réforme seront les salariés du secteur privé qui profiteraient d’une hausse de leur pouvoir d’achat. Les bailleurs et les retraités qui subiront la hausse de la CSG sans bénéficier de baisses de cotisations seront perdants.

Qui paie ?

Difficile d’échapper aux prélèvements sociaux qui concernent la quasi-totalité de vos revenus : la rémunération de l’activité professionnelle (salaires, BNC, etc.), les revenus de remplacement comme les pensions, les revenus du patrimoine (loyers, plus-values sur titres, intérêts, dividendes, etc.).

Ils financent la protection sociale et regroupent plusieurs contributions comme CSG et la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS).

Les propriétaires de biens immobiliers en France, non-résidents, ne sont pas épargnés et sont assujettis aux prélèvements sociaux sur les revenus locatifs et les plus-values immobilières depuis le 1er juillet 2012.

La jurisprudence européenne de Ruyter laissait espérer une remise en cause du système pour les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale hors de France. Il n’en est rien. Une fois la réforme votée, les placements financiers et immobiliers supporteraient 17,2% de prélèvements sociaux, contre 15,5% aujourd’hui.

Pensez aux placements exonérés de prélèvements

Pour éviter cette hausse, privilégiez les placements exonérés de prélèvements sociaux (Livret A, LDD, livret Jeune, etc…). En acceptant une part de risque, vous pouvez aussi choisir d’investir via le PEA ou l’assurance vie en unités de compte, les prélèvements sociaux n’étant dus qu’en cas de retrait ou au décès.

Jusqu’ici les placements soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, si vous n’avez pas opté pour le prélèvement forfaitaire, vous permettaient de déduire 5,1% de CSG de votre revenu imposable.

Le programme d’Emmanuel Macron n’évoque pas de modification du taux de la CSG déductible. Il reste donc à préciser si cette augmentation de la CSG sera compensée par une hausse de la CSG déductible.

Source : lerevenu.com