L’assurance vie toujours en bonne santé

Les 17 millions de Français, qui possèdent au moins un contrat d’assurance vie, ont versé à peu près autant d’argent sur leurs contrats qu’en 2015 (135,5 Mds€). Qu’est-ce qui les motive ? « Lorsqu’ils placent de l’argent sur leur assurance vie, les épargnants pensent d’abord à la préparation de leur retraite », explique Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance.

Et comme on ne joue pas avec son avenir, ils privilégient les placements les plus sécurisés. Car, faut-il le rappeler, l’assurance vie regroupe deux types de placements : les fonds dits en euros (à capital garanti), et ceux, plus risqués, dits en unités de compte (actions, etc.) « Pour 5 € versés sur une assurance vie, quatre vont sur les fonds en euro et un sur ceux en unités de compte », assure Bernard Spitz.

117,9 Mds€ empochés

Les Français ont retiré 7 milliards de plus que l’année dernière de leurs contrats. Comment expliquer ce phénomène ? « Les rachats ( NDLR les sorties d’argent), servent à financer les événements de la vie, comme les achats de biens immobiliers », avance Bernard Spitz.

Et, effectivement, l’année 2016 a été marquée par de nombreuses transactions immobilières. Ces retraits massifs sont aussi le signe d’un chômage persistant qui pousse les Français à puiser dans leurs bas de laine.

16,8 Mds€ de collecte nette

Au total donc, la collecte nette de l’assurance vie — la différence entre les dépôts et les retraits — approche les 17 Mds€. Une hausse moins prononcée que celle de l’année dernière (23 milliards). Mais, qui porte le total de ce que les Français gardent donc au chaud sur leurs assurances vie à 1 632 Mds€.

Environ 2 % de rendement

Malgré la baisse des taux d’intérêt qui plombe la rentabilité de la plupart des produits financiers plutôt sûrs et défiscalisés (livret A, LDD, etc.), l’assurance vie a continué à délivrer des rendements plutôt honorables. « Le rendement sur les fonds en euros reste légèrement en dessous de 2 % », annonce Bernard Spitz. On est donc loin des niveaux atteints ces dernières années (2,3 % en 2015, 2,5 % en 2014 et 2,8 % en 2013). Pour se tailler la part du lion, il fallait donc prendre des risques en 2016. « Pour les contrats en unités de compte, les chiffres tendent vers un rendement moyen proche de 4 %, c’est mieux que les 3,2 % constatés en moyenne les cinq dernières années », estime Bernard Spitz.

Quelles tendances pour 2017 ?

Election de Donald Trump, soubresauts du Brexit, trois grandes élections en Europe… Pour tous les spécialistes, l’année 2017 est celle de tous les dangers. Si la hausse des taux reste raisonnable — scénario généralement retenu — les rendements des fonds en euros ne devraient pas trop s’en ressentir.

Source : leparisien.fr