“Sapin 2” renforce l’attrait pour l’assurance-vie du Grand Duché

Avec l’article 21 bis, tant décrié, de la loi Sapin 2, autorisant le gouvernement à stopper les rachats sur les contrats d’assurance vie français, Antoine Dadvisard, patron de la société de gestion Matignon Finances, constate que les contrats luxembourgeois présentent un nouvel intérêt

On rappelle que l’assurance vie luxembourgeoise permet de sécuriser l’épargnant, notamment en raison du super privilège dont bénéficie le souscripteur en cas de faillite de la compagnie d’assurance.

Ainsi donc, aujourd’hui, les rendements font grises mines, et au-delà, il existe un éventuel risque de blocage des capitaux par le gouvernement. Cette double contrainte mise en perspective avec les avantages de l’assurance-vie luxembourgeoise ont engendré plus d’un transfert vers les contrats du Grand-Duché, « quitte à anéantir les avantages fiscaux déjà acquis ».

Il est vrai que la question peut se poser. La possibilité de libeller son contrat en une devise étrangère est également un atout pour les « euro-sceptiques », ou pour ceux qui ne souhaitent pas subir les aléas du marché de change.

Qui plus est, certains contrats du Grand-Duché offrent une plus grande diversification en fonction de la catégorie à laquelle appartient l’investisseur.

En effet, l’investisseur est classé (de A à D) en fonction de la prime versée sur le contrat et de la valeur des actifs financiers. Un investisseur de catégorie A devra prendre moins de risque que l’investisseur de catégorie D, au patrimoine financier plus important.

Ainsi, aux termes de la circulaire du Commissariat aux Assurances, « sont classés dans la catégorie A les souscripteurs investissant un minimum de 125.000 € dans l’ensemble de leurs contrats auprès de la compagnie d’assurances et déclarant posséder une fortune en valeurs mobilières supérieure ou égale à 250.000 € ».

Des avantages indéniables en effet, qui ne sont toutefois pas accessibles à toutes les bourses !