24.11.2017

L’assurance vie luxembourgeoise a la cote

Cela fait plusieurs années maintenant que l’assurance vie au Luxembourg, réputée plus sûre, fait parler d’elle.

Il faut dire que les contrats d’assurance vie luxembourgeois bénéficient d’une sécurité spécifique face au risque de faillite de la compagnie d’assurance. En effet, le souscripteur dispose d’un «super privilège». Il est alors considéré comme un créancier prioritaire sur les actifs du contrat.

En France, les assurés sont des créanciers simples (chirographaires). Ils passent après les créanciers privilégiés que sont l’État, les organismes sociaux et les salariés.

Autre avantage, au Luxembourg les actifs sont enregistrés chez un dépositaire indépendant de la compagnie d’assurance, le tout approuvé par le Commissariat aux Assurances (CAA), qui fait figure d’autorité de contrôle locale.

En France, l’actif n’est pas isolé et fait partie du bilan de la compagnie d’assurance. L’épargnant français dispose toutefois d’une protection assurée par le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP).

Mais son montant est plafonné à hauteur de 70.000 euros par assuré, souscripteur ou bénéficiaire du contrat auprès d’une même société. Et avec 1,6 milliard d’euros (fin 2016), soit à peine 0,1% de l’encours de l’assurance vie, sa capacité d’intervention semble limitée en cas de défaut d’un acteur.

Une plus grande liberté dans la gestion financière

Certains contrats sont accessibles dès de 10.000 euros, ils permettent à travers une gestion libre ou conseillée d’investir dans une multitude de solutions.

Le fonds en euros, qui représente 80 % de l’encours des contrats vie français, est également proposé sur certains contrats luxembourgeois, mais il est toutefois peu préconisé. En effet, en raison d’un coût de réassurance à la charge de l’assureur, son rendement est amputé de 0,15 à 0,20 point.

En outre, «le triangle de sécurité offert par le Grand-duché joue uniquement si l’investissement porte sur des fonds collectifs ou dédiés. Le fonds en euros ou les liquidités ne bénéficient pas de cette protection», souligne un banquier privé.

C’est à partir de 125.000 euros que le contrat apporte un vrai plus. Vous accédez à une gestion personnalisée selon votre profil via les «fonds dédiés». Vous sélectionnez la banque dépositaire de votre choix et pouvez scinder la gestion de votre contrat auprès de plusieurs gestionnaires de fonds agréés par l’État Luxembourgeois. En plus des traditionnelles unités de compte, il est possible d’y placer des titres vifs côtés (actions et obligations).

Autre avantage, le contrat luxembourgeois peut être investi dans plusieurs devises : euro, dollar, livre sterling ou encore franc suisse pour les plus courantes. C‘est bien là un atout important du placement. Avec des politiques monétaires non conventionnelles de la part des principales banques centrales, une diversification patrimoniale des devises a aujourd’hui beaucoup de sens.

Attention toutefois à ne pas mélanger les devises de valorisation et les devises d’investissement. Car la première ne correspond en fait qu’à une simple conversion de la valeur du contrat dans la devise souhaitée par le souscripteur.

Vous n’échapperez pas à la flat tax

Selon le principe de la neutralité fiscale qui prévaut au Grand-duché, c’est la fiscalité du pays de résidence qui s’applique.

Considéré à tort comme synonyme d’évasion fiscale, les résidents français sont dans l’obligation de déclarer les contrats d’assurance vie qu’ils détiennent à l’étranger, sous peine d’une amende pouvant atteindre 10.000 euros.

Il n’existe en réalité aucun avantage sur le plan fiscal pour un résident français de détenir un contrat luxembourgeois : c’est la fiscalité classique de l’assurance vie qui est appliquée lors les retraits et lors du dénouement du contrat. Vous n’échapperez donc pas à la Flat tax présentée le 27 septembre dans le PLF 2018. En revanche, le principe de la neutralité fiscale convient très bien aux futurs expatriés ou aux assurés qui pour des raisons professionnelles changent souvent de résidence fiscale.

Source : www.lerevenu.com

03.11.2017

Un français tiré au sort va tester le revenu universel

Une campagne de financement participatif débute aujourd’hui afin d’expérimenter un revenu de base. Ce projet, qui s’inspire d’une initiative allemande, permettra à un Français tiré au sort de toucher 12.000 euros sur un an.

Durant la campagne présidentielle, le revenu universel – proposé par le candidat socialiste Benoît Hamon mais aussi défendu par le patron de Facebook Mark Zuckerberg – avait fait l’objet d’âpres débats, notamment concernant son coût. Le candidat socialiste a été éliminé dès le premier tour mais l’idée n’a pas été abandonnée pour autant. Une campagne de crowdfunding – « Finançons le premier revenu de base ! » – a en effet été lancée ce jeudi.

L’objectif est simple : réunir le plus rapidement possible 12.000 euros afin d’expérimenter un revenu de base. Très concrètement, une personne tirée au sort va bénéficier de 1000 euros par mois pendant un an sans condition de sexe, d’âge ou de ressources. L’inscription est gratuite. « C’est ouvert aux majeurs, qu’ils soient Français ou résidents étrangers », explique au Figaro Julien Bayou, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et investigateur de ce projet. Le tirage au sort – dont la date et le lieu seront fixés d’ici lundi – sera réalisé grâce à un outil numérique qui « piochera » parmi les inscrits. L’heureux élu devra ensuite montrer sa carte d’identité et le versement, qui ne devrait à priori pas être imposable selon Julien Bayou, se fera en douze fois. Seule « contrainte » pour le gagnant : tenir un petit carnet de bord où il devra raconter mensuellement son expérience de vainqueur.

L’idée du projet est d’atteindre 12.000 euros avant Noël, puis ensuite 24.000, 36.000, 48.000, etc… À chaque fois que le seuil de 12.000 euros sera atteint, un nouveau tirage au sort sera effectué. Pour l’heure, près de 4400 euros ont déjà été collectés.

 

« On s’inspire d’une initiative allemande débutée il y a 3 ans. Ils ont financé 100 revenus de base », explique Julien Bayou. Outre-Rhin, le revenu universel est en effet testé façon « loterie ». Mi-avril, un fondateur de start-up avait sélectionné 85 personnes qui ont touché 1000 euros par mois pendant un an, grâce aux dons de 55.000 particuliers. « On a besoin de mettre à jour notre protection sociale », poursuit Julien Bayou. Le porte-parole d’EELV estime que la campagne présidentielle a permis « d’éveiller beaucoup de gens au concept » même si une telle idée « met du temps pour s’imposer » car « c’est un projet que la société a du mal à appréhender ».

Le porte-parole d’EELV souhaite une expérimentation du revenu universel au niveau national « comme on avait expérimenté le RMI dans les années 80 ». « Une expérimentation permettra de voir les effets positifs, en donnant par exemple 1000 euros par mois à des mères célibataires, à des agriculteurs ou à des petites retraites », poursuit-il. Mais pour autoriser l’expérimentation, il faut une loi. C’est d’ailleurs l’objectif « final » de cette initiative : aboutir à une proposition de loi. Pour l’heure, certains départements – comme la Gironde – sont prêts à se lancer dans l’aventure.

Alors qu’une soirée de lancement de l’initiative aura lieu ce jeudi, Julien Bayou peut compter sur certains alliés politiques : les écologistes, l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho (aujourd’hui vice-présidente du groupe « Nouvelle gauche » à l’assemblée) mais aussi un certain Benoît Hamon.

Source : lefigaro.fr

06.10.2017

Assurance vie : simulation de l’impact de la flat tax

L’assurance vie est un placement très apprécié des épargnants Français. Le cadre financier et fiscal privilégié du placement explique en grande partie ce succès.

Le projet de loi de finances pour 2018 prévoit la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique de 30% (ou flat tax) qui entre en vigueur dès ce 27 septembre.

Pour les assurés disposant de plus de 150.000 € d’encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule et 300.000 € pour un couple, s’applique le PFU de 30% sur les intérêts générés par de nouveaux versements.

Le choix d’une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu sera lui toujours proposé.

L’abattement annuel sur les intérêts (4.600 euros pour une personne seule et 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé) sera lui maintenu.

La question d’une application de la flat tax entre 0 et 8 ans de détention reste à ce jour posée. Il est en effet tout à fait possible qu’une dégressivité du niveau d’imposition soit maintenue.

Dans ce cas, nous ne parlons pas d’une flat tax mais d’un simple relèvement du niveau du prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% à 12,8% après huit ans de détention.

Résultat de la simulation

Avant 4 ans : la réforme est favorable

Actuellement, l’assurance vie bénéficie sur option d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 35%, en ajoutant les prélèvements sociaux de 15,5%, le coût du retrait est de 12.625 euros.

Avec une flat tax de 30%, le coût du retrait serait alors de 7.500 euros, soit un gain de 5.125 euros.

Entre 4 et 8 ans : équivalent

Actuellement, l’assurance vie bénéficie sur option d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 15%, en ajoutant les prélèvements sociaux de 15,5%, le coût du retrait est de 7.625 euros.

Avec une flat tax de 30%, le coût du retrait serait alors de 7.500 euros, soit un gain de 125 euros.

Après huit ans : défavorable

Actuellement, l’assurance vie bénéficie sur option d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%, en ajoutant les prélèvements sociaux de 15,5%, le coût du retrait est de 5.060 euros, net de l’abattement de 9.200 euros.

Avec une flat tax de 30%, et un maintien de l’abattement de 9 200 euros, le coût du retrait serait alors de 6.166 euros, soit un surcoût de 1.106 euros.

Source : lerevenu.com